Le Maroc traverse une situation d’urgence après de très fortes pluies qui ont provoqué d’importantes inondations dans le nord-ouest du pays. À Ksar El Kébir, la montée rapide des eaux de l’oued Loukkos a submergé plusieurs quartiers, forçant les autorités à lancer une vaste opération d’évacuation. Face au danger, l’armée marocaine a été déployée aux côtés de la protection civile et des autorités locales pour porter secours aux habitants piégés par les eaux.
Les pluies torrentielles tombées ces derniers jours ont fait gonfler les rivières à une vitesse inhabituelle. Le sol, déjà saturé d’eau, n’a pas pu absorber davantage de précipitations, ce qui a accéléré les inondations. Des rues entières se sont retrouvées sous l’eau, certaines maisons ont été envahies en pleine nuit, obligeant des familles à quitter leurs logements dans l’urgence, parfois avec seulement quelques affaires personnelles.
Plus de vingt mille personnes ont ainsi été évacuées vers des abris temporaires et des camps d’accueil mis en place par les autorités. Dans ces centres, les sinistrés reçoivent un hébergement provisoire, de la nourriture, de l’eau potable et une assistance médicale de base. Les opérations de sauvetage se sont déroulées à l’aide de camions, d’engins adaptés aux zones inondées et d’embarcations pour atteindre les secteurs devenus inaccessibles par la route.
Pour limiter les dégâts supplémentaires, des digues provisoires et des barrières de protection ont été installées dans les zones les plus exposées. Les autorités surveillent de près l’évolution du niveau des eaux, car de nouvelles pluies pourraient aggraver la situation. La priorité reste la sécurité des habitants et la prévention d’autres drames.
Les établissements scolaires de Ksar El Kébir resteront fermés jusqu’au 7 février afin d’éviter tout risque pour les élèves et le personnel éducatif. Plusieurs routes demeurent difficiles ou dangereuses à emprunter, ce qui complique aussi le retour à une vie normale pour la population.
Cette catastrophe rappelle la vulnérabilité de certaines zones urbaines face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les autorités continuent de mobiliser des moyens humains et matériels importants pour gérer l’urgence, tandis que de nombreuses familles attendent désormais que les eaux se retirent pour évaluer les pertes et envisager un retour chez elles.